Gaziano PIANARO, passionné de Setter Anglais et de Grande quête nous livre, comme en 2013, ses "chroniques andalouses", narration et impression de ses entraînements en Andalousie

Chroniques andalouses de l’an 2015

 1)     Il pleut sur cette partie de l’Andalousie ou nous sommes…Il pleut tellement  que seulement pour sortir les chiens pour pisser sur l’autoroute en construction depuis des années et jamais terminée – tant mieux- je suis tout mouillé…

 Luis le garde me rejoint : nous avons RDV à 14.00 heures avec e propriétaire du chalet que nous avons loué. Un détour par le « Nueva Andalusia », une petite friture de poissons en passant et de nouveau à Marchena pour la visite du chalet. Il est spacieux, élégant, il y a plus de chambres qu’il nous en faut. Avec le prix qu’on nous demande c’est un peu normal…Mais ça change du chalet de Blanche Neige et les 7 nains de l’an dernier si étroit que tout câlin à maman était impossible…

  Petit tour de la chasse après. Sous une pluie battante, bien entendu. Grosse et mauvaise surprise ! Très peu de blés,  énormément de labours, on a augmenté la surface d’oliviers déjà très importante, par des jeunes arbres. Chemins impraticables.
Je sors quelques chiens : Lucciola me ravit ! Un terrain difficile, gorgé d’eau et de boue qu’elle attaque avec aisance, belles allures, saute et traverse les nombreux fossés. Il y a des bécassines, plusieurs, elle les tape, elle les poursuit pour finalement arrêter la place chaude d’une de ces bestioles à peine envolées. Ca ne fait rien.
Glaukos s’enfonce dans les labours, indique, coule, reprend sa quête, l’isolé s’envole quand j’arrive ! Idem Fjalar que je sort avec Ninfa à la laisse. Elle arrête trois fois à vide, c’est inexplicable. Elle sort de la main, à presque neuf ans, il ne manquait plus que ça ! Sortie de main de Luna qui ne sent même pas la petite compagnie que je fais voler ; sortie de main de Lacrima plus intéressée à un lièvre qu’aux perdreaux. Demain il faudra bien que je mette en fonction Mister Magic !

  C’est pas la joie, donc, mes chiens ne sentent pas les oiseaux, les quelques rares rouges, presque pas de blé, très ras encore, et il continue de pleuvoir.
Nous nous rendons à El Arahal rencontrer Pezzotta & friends ce soir.

Demain ça ira mieux.

Chroniques andalouses de l’an 2015 (2)

 Les filles à l’honneur.

 Intéressante discussion au « Nueva Andalusia » avec un éleveur amateur de setters anglais italien…Le chalet que nous avons loué est certes très beau et fonctionnel, mais il n’y a pas d’Internet. C’est donc à l’hôtel que je me rends chaque matin après avoir sorti mes chiens pour leur promenade hygiénique.

 On en apprend des choses : je ne savais pas que certains faisaient faire des implants de silicone à ces chiens qui n’ont qu’un testicule…

  …Une journée froide avec un vent d’est fort, pas de pluie et même le soleil décide de faire des apparitions plus ou moins longues…Lucciola, comme le 1er jour, fait un beau parcours avec des mouvements très élégants. Elle va loin, certes, mais ce n’est pas vraiment la GQ. Le seul couple qu’elle voit –malheureusement- c’est celui qui s’envole quand, à la laisse,  nous allons chercher le vent ! Glaukos, arrête à quelques m. du chemin de fer, le train passe juste quand je suis près de lui. Je me mets devant pour éviter qu’il ne coule. Le train passé, je vois un couple s’envoler de l’autre côté de la voie ferrée. C’était  celui qu’il arrêtait ?

 Lacrima, a qui j’ai mis Mister Magic, pour éviter la sortie de main du 1er jour hésite quelques instants avant de partir…Puis saute l’arroyo qui est la limite naturelle du coto ou j’entraîne (mais Antonio, le chef des gardes de Marchena ferme les yeux) tape un premier rouge, un second ensuite…Et se met en route ! Elle n’a que des labours la petite et j’ai même oublié de lui passer l’huile pour bébés sur son corps…Elle tape encore une ou deux fois, quelques rouges s’envolent par ci, par là, ils piètent beaucoup. Elle fait un énorme lacet, je la siffle car je suis convaincu qu’avec le 18 carats au cou elle va tourner, eh bien,  non ! Plus je siffle , plus elle allonge…Je donne un petit coup, pas trop convaincu qu’elle le ressente à cette distance, mais je la vois tourner et après quelques minutes elle rentre épuisée.

 Luna, la fille de Glaukos, a tellement envie de courir qu’elle oublie les oiseaux…Seules Gea, sœur de Glaukos et Failinis, sœur de Fjalar, 9 ans cette année, arrêteront les rouges et de belle manière avec un parcours mené à tambour battant.

 Fjalar, justement ! Encore une sortie de main hier…A presque 9 ans elle renoue avec ses pêchés de jeunesse…J’ai pas encore osé lâcher Ninfa et New Wave.

 

Chroniques andalouses de l’an 2015 (3)

 Les ennuis commencent.

 La pluie a finalement laissé la place à un beau soleil, mais les températures sont négatives à 8.00 heures du matin. Le sol est gelé, cela ne sert à rien de sortir les chiens…

 J’attaque vers 11.00 heures avec les « vieux » chiens. On fait les bosquets et les oliviers pour pousser les oiseaux dans la plaine…Oh, Finn, Failinis, Gea, Hassan et Jiolaos s’en donnent à cœur joie. Ca cherche, sa trouve, on arrête et on poursuit, on tape et encore on poursuit…

 Malgré le soleil le vent et fort et froid. Un vent du nord, un vent d’est ! Il balaie la plaine et les oiseaux sont à l’abri dans les « arroyos ». C’est là que les chiens vont prendre les points, dans les bordures : Glaukos, mamie Fjalar qui aura cette année 9 ans mais démontre une vitalité de jeune fille. Deux points par parcours ces deux derniers jours : elle montre à New Wave, son fils,  que je tiens à la laisse les perdreaux. Elle arrête en bordure d’un champ de fèves un isolé alors que sa fille, Lucciola, indisciplinée ne respecte pas son arrêt, fout le bordel, mais maman reste stoïque !! Lacrima prend des points et patronne naturellement, Luna prend aussi les oiseaux, en tape plus qu’elle en arrête et ne veut rien savoir du patron. Les sorties de main de Lacrima et Luna se multiplient, je suis obligé d’utiliser Mister Magic pour les raisonner. Fjalar aussi fait les embardées de sa jeunesse…A presque 9 ans, voyons mamie, est-ce raisonnable ?

 New Wave lâché il y a deux jours est récupéré après 2 heures et ½ et par miracle, sa sœur Ninfa est plus souple…Elle tourne à 700-800 m. elle quête comme un bébé de 9 mois, certes, mais le point qu’elle va chercher et prendre sur un isolé, en style, avec décision et très intelligent est celui d’une future grande. Et dire qu’on m’avait conseillé de la vendre car j’ai trop de femelles et on avait presque réussi à me convaincre.

  Les ennuis arrivent : Lucciola et Lacrima débutent leur chaleurs, ça va être le bordel.

 

Chroniques andalouses de l’an 2015 (4)

 Le soleil est présent depuis deux ou trois jours, on a même entre 22 et 25° au soleil, certes, mais les blés sont très petits et c’est une constatation générale a Marchena, à quelques exceptions près…

 Les labours sont omniprésents, secs et durs, les coussinets des chiens en souffrent. Mais les perdreaux y sont, car le sol des parcelles de blé est gras et humide. Par ailleurs on a beau dire que les perdreaux sont dans les « arroyos » ou dans les oliviers et, c’est vrai, mais c’est de l’opinion de tous qu’il y a quand même une diminution de ces bestioles là.

  Les chiens routiniers prennent des beaux points, mamie Fjalar en est la preuve, elle se refait une seconde jeunesse et montre à sa progéniture indisciplinée et gâtée comment doit chasser un chien d’arrêt. Depuis quelques jours deux points par parcours, oh des parcours de 6/7 minutes, pas plus, mais au moins les jeunes qui l’accompagnent et que je tiens à la laisse amorcent un semblant de patron et voient des oiseaux.

  Lacrima l’autre jour m’a pris un point extraordinaire à mes yeux : un arrêt en bordure d’un petit blé sur un isolé debout comme un piquet ! Un arrêt à vue…Elle amorce un petit coulé, oh à peine perceptible, quand l’isolé fait lui aussi un petit mouvement…La chose se répète deux ou trois fois, j’assiste à la scène à quelques dizaines de m. ma jeuene Ninfa à la laisse qu’elle tire avec impatience. Puis j’y vais franchement une fois que ma petite se fige définitivement. L’isolé s’envole, Lacrima poursuit…

  Lucciola, Lacrima, Luna et Ninfa sont, ou vont être, en feu ! Les mâles sont fébriles, surtout Glaukos, qui devient ingouvernable sur le terrain ! De toute façon la fatigue commence à se manifester, ses coussinets sont rouges car il a donné dans les labours.

Les jeunes sont sortis à la laisse, y compris Ninfa et New Wave, mais les marches et contremarches pour aller chercher les oiseaux ou ils sont n’est pas aisée. Je termine vers 19.00 heures au soleil couchant. Mais j’arrive à sortir tous mes chiens : je débute toujours avec mes chiens qui ne font pas ou plus de compétitions, mes auxiliaires de chasse, Finn, Gea, Failinis, Hassan et Jiolaos qui tous arrêtent ou tapent des rouges et qui ont le mérite de faire le « sale boulot » pour les autres : sortir les perdreaux des bosquets, des crevasses ou des oliviers pour les foutre en plaine. A ce jeux là Failinis et Finn, sœur et frère de Fjalar, sont formidables. Finn dimanche a pris 4 points sur rouges et 2 sur lièvres…

 Et à propos de lèvres, ou j’entraîne, il y en a plus qu’en France ! Seuls les galgos qui entraînent ou je suis ne les trouvent pas…Mes setters par contre, les trouvent toujours…

  Bonne journée.

 

Chroniques andalouses de l’an 2015(5)

 Lacrima fait le ménage ! Au découplé, tout de suite elle poursuit un lièvre. Je corrige, légèrement, mais assez pour la perturber…On le voit car elle freine, prudente…La tête est en marteau, ce que chez mes chiens veut dire qu’ils ne chassent pas…Puis elle reprend confiance, petit à petit, enclenche la vitesse, coule, arrête plaquée, un couple part des roseaux…Un lièvre aussi ! Mhhhh !!! Je la relance toujours en bordure d’un arroyo, la petite fonce vers un gros tas de roseaux, elle fonce dedans, une dizaine de rouges s’envolent ! Elle y retourne et, cette fois, c’est deux lapins qui sortent.

Un beau soleil est au RDV, la journée est chaude, mais les rouges sont toujours dans les oliviers ou en bordure des ruisseaux et des longues crevasses…Rares ceux qui vont dans es blés épars. Vers 18.00 h. ils y sont davantage. C’est là qu’on peut amener les jeunes à la laisse leur montrer les oiseaux. Certes les marches et contremarches sont longues et fastidieuses. Difficiles également car les labours sont devenus très durs. Mais il faut prendre le temps ! Inutile de faire des grands parcours avec les jeunes pour s’extasier devant les allures, l’entreprise et tout le bazar…Il n’y a pas assez d’oiseaux en plaine et le peu de rouges qui y sont ne font que piéter…Les jeunes s ‘énervent, nasillent, contrôlent au sol, fouaillent et foutent en l’air…

 Mais le travail, non je ne dirais pas le travail, car ce n’est qu’une passion…non, la patience paie ! A la laisse les jeunes remontent, nez au vent, ils regardent les rouges s’envoler, on les calme, on tire un coup en l’air, on les caresse, on montre qu’on est contents…On voit aussi la façon de couler du chien, Lucciola est très setter, Ninfa aussi, Luna et Lacrima plus brutales ! New Wave également

Il n’est pas pare non plus de croiser un lièvre ou un lapin…Un non à haute voix et un coup de laisse…C’est déjà un peu de dressage…

 Un vent bizarre hier…Un vent changeant, du nord, d’ouest ? Un vent assez fort et frais en tout cas. Rouges très légers, ils s’envolent loin. Un très beau parcours de Luna, bien calé au vent mais elle oublie un couple et un autre s’envole alors qu’elle contrôle à toute vitesse une bordure.
Je sors ma dernière petite à la laisse vers 19.00 h. dans l’obscurité. Je sens qu’elle tire sur la laisse, elle remonte, j’entends l’envol du couple…Un coup de feu retentit dans l’obscurité.

 On passe la soirée avec Boitier Mura, une excellente soirée. Un repas copieux et bien arrosé.

 

 

 

 

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